Le Divinator S en mer

Bonne année et, je n’ai pas peur de le dire, bonne pêche ! Ça porte bonheur au Québec alors pourquoi pas ici ?
Nous sommes en plein repos biologique, reproduction oblige, alors regardons autre chose que ce qu’il se passe sous l’eau pour l’instant. Zoom sur le Divinatör S en milieu marin.

La gamme de leurre Biwaa est avant tout prédestinée à la pêche des carnassiers d’eau douce. Il n’empêche que certains s’avèrent être d’une redoutable efficacité en mer. En l’occurrence, le Divinatör S en est le parfait exemple. Voici en quelques mots les raisons de cette réussite et les avantages que je lui confère pour la traque des poissons marins.

Présentation générale :

Le DivinatörS est un leurre souple un peu à part dans le monde du soft bait. Outre le design Biwaa si particulier et spécifique, il tire son originalité (et sans doute son efficacité…) d’un très fin et long pédoncule caudale soutenant un tout petit paddle. Il se situe ainsi à la frontière des 2 principaux types de leurres de mer : le shad traditionnel et le slug. Il est décliné en 4 tailles de 2,5  à 6 pouces permettant d’imiter une large gamme de proies, et dans pas moins d’une quinzaine de coloris dont certains, nous allons le voir, sont très adaptés au milieu marin.

Les espèces visées :

Le Divinatör S est de loin un de mes leurres souples favoris pour pêcher en mer, que ce soit du bord ou en bateau. Il permet notamment de cibler des espèces phares telles le bar ou le lieu mais encore la vieille. Fréquemment, il occasionne des prises moins ordinaires comme le Saint Pierre, la Lingue franche et pour s’amuser il est radical sur les poissons bleus (maquereau, chinchard, bonite).

Saint Pierre

Coquette

Lingue franche

Coloris utilisés :

Il n’y a que l’embarras du choix parmi le panel disponible dans la gamme. Pour avoir testé de nombreux coloris, certains se détachent en terme d’efficacité.

Coloris Fire Tiger

Pour des eaux claires, je favorise des coloris naturels tels le Roach ou Pink Ice qui sont réguliers sur le bar et le lieu à moyenne profondeur. Quand l’eau se trouble, même si ces derniers coloris peuvent fonctionner, les résultats sont d’autant meilleurs avec les coloris Ivory et Pearl white notamment sur le bar. Pour les pêches profondes et la recherche du lieu ou de la vieille, j’opte pour des coloris plus flashy tels le Chart red ou encore le Fire tiger.

Coloris Chart red

 

 coloris Roach

Montages employés :

Idéalement, j’utilise principalement deux types de têtes plombées pour armer le Divinatör S : des jig head rondes, sabot ou poisson….. Dans le dernier cas, une légère section de la tête grâce à un couteau ou un cutter permet d’obtenir une correspondance parfaite entre le leurre et la TP que l’on solidarise avec de la colle type cyanolite. Cet ensemble est alors très résistant et évite le déchirement du corps. Que ce soit en lancer-ramener ou en verticale, l’ajout d’un teaser est souvent bénéfique. Ainsi, il est redoutable d’associer un Divinatör S de 4 ou 5 pouces avec un de 2,5 pouces en teaser 50 cm au dessus ou un 6 pouces avec un 4 pouces pour les pêches plus lourdes. J’emploie alors un hameçon adapté pour armer le teaser. Ce type de montage permet en outre de tester 2 coloris et de cibler ainsi plus rapidement celui qui fonctionne.

Techniques et animations :

 

  • En rockfishing

Du bord, une multitude de situations peut être appréhendée dès lors que les conditions le permettent. On peut pêcher en ultra-léger avec les versions 2,5 pouces dans peu de fond, dans les ports ou encore à vue. Monté avec des têtes plombées de 2 à 5 grs, le Divinatör S est parfait pour gratter les fonds rocailleux, les langues de sables abritées de la houle, pour explorer les champs d’algues à marée basse mais encore pour leurrer de beaux poissons à vue venus chasser le petit fourrage fréquentant le rivage.

coloris Silver

En montant en gamme de tailles et de lestages, on peut étendre les investigations halieutiques du DivinatörS à des milieux moins calmes et plus profonds. Ainsi, on peut l’utiliser pour pêcher le bar sur les plages en récupérant rapidement en linéaire dans les premiers rouleaux avec du 4 ou 5 pouces armé de TP de 5 à 20 grs. Dans les milieux rocheux, il est possible de pêcher le lieu, le bar ou la vieille avec le même montage en augmentant le plombage en fonction de la profondeur et du vent. Plusieurs animations sont alors possibles et susceptibles de rapporter des touches. De manière générale, j’opte pour la traction ample en début de récupération en diminuant progressivement l’amplitude en se rapprochant du bord. On augmente ainsi le contact avec le leurre mais on diminue aussi le risque d’accroc. La grande majorité des touches se produit à la descente du leurre et les conditions de houle ou de vent ne permettent bien souvent pas de sentir ces touches eu égard à une trop grande bannière. La récupération en linéaire devient beaucoup plus adaptée. Il faut alors varier les cadences sachant que le Divinatör S rentre en action de pêche à très faible vitesse. A l’image du ramené en traction, je privilégie en générale deux phases à chaque lancer : une première lente puis une beaucoup plus rapide à proximité du bord où interviennent la plupart des attaques.

  • En bateau

On connaît tous les avantages que confère une embarcation à la pêche : accès aux spots, moins de perte de matériel, liberté de mouvement, etc. En proche côtier, j’utilise le Divinatör S de la même manière que du bord, en lancer ramener ou en traction dans les veines de courants bien marquées. Toutefois, ce leurre prend toute sa dimension plus au large, plus profond, en verticale. Il se prête particulièrement bien à ce type de pêche en dérive. En adaptant bien le plombage au courant et à la profondeur (TP jusqu’à 100 grs pour un 6 pouces), on obtient d’excellents résultats sur les bases (têtes de roches) pour beaucoup d’espèces, particulièrement sur le lieu et le bar.

Deux types d’animations sont alors prolifiques selon l’activité des poissons. La traction en verticale, en partant du fond et en explorant progressivement toute la colonne d’eau qui donne de bons résultats sur les poissons actifs. Il faut savoir diminuer l’amplitude des mouvements d’autant que le Divinatör S nage à la moindre impulsion dynamique. Certaines espèces comme le lieu sont plus sensibles à des animations très lentes, ce leurre souple correspond donc très bien aux exigences de ces pêches douces (dans l’animation j’entends ! parce que les combats demeurent très intenses, et les touches sont vraiment plus violentes étant donné la délicatesse apportée à chaque instant à l’animation).  Cela m’amène à parler d’une autre animation très spécifique au Divinatör S et non moins efficace : le do nothing. La simple force du courant ou les mouvements naturels induits par la houle engendrent la mise en action du mini paddle très sensible. Ainsi, on obtient énormément de touches en soutenant simplement ce softbait à la verticale du bateau en suivant le relief sous-marin. C’est vraiment une plus value indéniable par rapport aux autres types de shad.

Autre point fort du DivinatörS en mer :

En sus des avantages dans la technique de pêche proprement dite décrits plus haut, une particularité sur la consistance du plastique composant le Divinatör S en fait un leurre à tout épreuve. Les attaques en mer étant d’une violence certaine, il est très appréciable (et économique !) de voir son leurre souple résister aux coups de crocs successifs des fishs. En effet, Le Divinatör S a une durée de vie nettement supérieure à la plupart des autres leurres souples. S’il n’est pas invulnérable, il encaisse particulièrement bien les agressions souvent rédhibitoires de certains types de poissons comme la vieille par exemple qui a le don de rendre à usage unique beaucoup de LS.

Conclusion :

Le Divinatör S est un leurre souple très polyvalent qui convient parfaitement à la pratique en mer. Grâce à la large gamme de coloris et de tailles, on trouve toujours de quoi passer de bons moments de pêche, de la côte ou au large. Ces instants sont prolongés avec sa longévité remarquable et sont souvent récompensés de belles prises, en diversité mais aussi en taille. Cette réussite en mer est due selon moi au design exclusif et singulier du Divinatör S. Il constitue un intermédiaire entre le shad traditionnel et le slug en tirant les attraits de chaque type. De fait, il imite une grande diversité de proies, de la sardine au lançon. Ces constations n’engagent que moi et mes pratiques. Sans doute est-il possible d’optimiser encore plus son utilisation. A chacun de lancer son DivinatörS dans l’écume pour s’en rendre compte !

Enjoy saltwater with Biwaa !

Esox livius

Swimbaits XXL: Le matériel

Le matériel pour utiliser pleinement ces leurres XXL est un facteur primordial. Qui dit un plus gros leurre à lancer, dit forcement un équipement plus solide de A à Z.

Différence de taille entre les Seven 6″ (60g) et 7″ (105g), Strout 6.5″ (52g) et 7.5″ (85g).

Un brochet de 120 cm pris au Twinpike.

1/ La canne: Choisir une bonne canne à swimbait c’est avant tout choisir une canne casting, dont la plage de puissance se situe entre 1 et 5 Oz ( 28-140g) pour les plus légères  ou plus généralement entre 3 et 8 Oz ( 84-224g). Pour ce type de canne la longueur se situe normalement entre 7’9” et 8’ ( 230-240cm) car il faut un bras de levier important pour lancer  ces leurres. La règle générale dans ce type de pêche c’est que plus les leurres sont lourds, plus la canne est longue. Au delà de 150g de puissance, quasi aucune canne ne mesure moins de 7’11” soit presque 2.4m et ce n’est pas un hasard. Ensuite vous ne faites que guider votre leurre pendant l’ action de pêche.

Je vous communique une information bien gardée jusqu’à maintenant, l’équipe Biwaa  travaille actuellement  pour mettre au point une rod XXH Swimbait avec tous ces critères, sur le concept des autre cannes de la gamme Waikhru. Cette canne devrait voir le jour cette année 2015.

2/ Le moulinet: Deux critères s’ imposent, un ratio lent c est à dire inférieur à 6.3 et la capacité importante à retenir un fil de gros diamètre. Ramener lentement ces gros leurres est la clé du succès, un ration élevé n’ est pas vraiment pas adapté pour ce type de pêche.

3/ Le fil: C’ est quasiment le facteur limitant de tout le matériel. Ce que je vais lui demander, c’ est simple, pouvoir shooter avec grande puissance  un leurre de 100g ou plus sans encombres et pouvoir encaisser un important ferrage de manière à faire rentrer les triples de grande taille fort de fer dans la gueule d’un brochet trophée.

Pour ma part je ne pêche que très rarement des fonds supérieurs à 6m environ, alors j’ utilise un monofilament de gros diamètre assez raide comme le Maxima Ultragreen 25 Lbs et 0.50 mm de diamètre. Ce mono a fait ses preuves dans le monde entier chez les spécialistes du heavy swimbait et ce n est pas par hasard si il est le choix n°1.

Les avantages sont indéniables: Distance de lancer accrue, dépasser alors les 50m devient facile. Pas de perte de leurres lors de backflash ou perruque éventuelle. La discrétion, elle est à prendre en compte sur des zones shallow ( zones peu profondes) et par eau claire. Les ferrages sont assurés puissamment aussi.

Si pour d’ autres raisons, vous voulez avoir plus de contact avec votre leurre ou bien pêcher plus profond  alors la tresse est toute indiquée. Mais là aussi vouloir lancer un gros leurre avec une tresse inférieure à 50 Lbs soit 0.35 mm environ ne vous procurera que des désavantages, ce n’ est pas une pêche de finesse loin delà et il n’ y a pas vraiment d animation à faire, c’est  plutôt l’ inverse en fait. J’ utilise de la tresse 50 lbs  Maxima 8 brins et cela ne me pose aucun problème de conscience de mettre plus gros si il le faut  pour envoyer un leurre de 150 ou 180g. Le seul facteur à prendre en compte c’ est que plus la tresse est épaisse et plus votre leurre va remonter vers la surface, il y a donc un compromis à trouver.

De même un gros mono ou une grosse tresse vont faire pencher la balance de votre côté pendant le combat. Ce dernier est considérablement écourté en durée mais beaucoup plus intense, en très peu de temps, c est plié! Vous allez me dire alors, mais où est le côté sportif?

Il en va de la vie du poisson, car un long combat peut être fatal pour un masta. Sortir un vrai gros brochet, disons au delà des 110cm, n’est pas une mince affaire, surtout en milieu encombré où le poisson va aller chercher très rapidement un obstacle. Là encore avec un fil sous dimensionné vous réduisez vos chances de mettre au sec un géant.

4/ Le bas de ligne: Mon choix n °1 se porte sur du fluoro de fort diamètre comme le Maxima Fluorocarbon 80 Lbs  0.87mm raccordé au fil par un nœud en 8, ensuite je termine le tout par une grosse agrafe afin de changer de leurre rapidement.

Une anecdote: J’ai vécu un jour un combat de folie avec un brochet car mon matériel était sous dimensionné. Canne spinning light, mono 6 Lbs 0.20mm, pas de bas de ligne anti coupe et un leurre évidemment pas destiné à un pike car ce n était pas le poisson visé. Je ne peux pas dire combien de temps a duré le combat, 5 minutes..10 minutes.. ou plus je ne sais pas mais ce fut un combat mano à mano, en plein courant. Je n’ai su qu’ au dernier moment que j’ avais affaire à un très gros brochet…il mesurait 117cm et accusait 13.5kg au peson. Bien qu’ il soit repartie dans son élément après une longue réanimation, je pense avoir réduit à néant les chances de survie de ce poisson.  Alors oui c était sportif mais à quel prix?

Bonne pêche à tous.

Chris

Swimbaits XXL: Le niveau supérieur

Vous envisagez de passer au niveau supérieur dans le swimbaiting avec un hardbait?

C’ est une voie à suivre dans le spécimen hunting, surtout l’ hiver pour la traque du brochet.

L’ eau se refroidie et la vie aquatique suit le même chemin, y compris l’ activité des prédateurs.

Ce qui est sûr, c’ est que plus on augmente la taille des leurres,  plus on réduit le nombre de touches. Cela ne va certainement pas rebuter un brocheton d’ attaquer mais en gros vous allez réduire drastiquement le nombre d’attaques. Vous n’ aurez peut-être que quelques touches  par jour voire seulement 1 ou 2, mais la taille des captures en vaudra certainement la peine.

C’ est bien connu, gros leurre = gros poisson!

Les armes disponibles: Seven 7” 105 g, Strout 7.5” 85 g, Submission 8” 80,90,105 g, Twinpike 95 g, Swimpike 62,75,85 g

L’ adage temps froid et récupération lente n’ est pas révolu et tiens toujours le pavé.

En matière de pêche rien n’ est absolu comme vérité et parfois il faudra faire carrément l’ inverse avec quelques subtilités cependant. Un exemple concret, vous faites un long cast, le leurre touche le fond, prise de contact en moulinant très vite et boom c’ est l’ attaque! Ou lors d’une récupération lente en linéaire, faite un stop jusqu’au fond, suivi d’un démarrage rapide et ainsi de suite. Ce type de récupération, peut très clairement déclencher l’ attaque d’ un vrai gros brochet posté sur le fond.

Pour ceux qui ont déjà vu un poisson blanc mal en point c’ est quasiment çà, chute en feuille morte  suivi d’un départ bref pour se remettre dans l’ axe, en clair pour un prédateur cela signifie une proie facile.

Le matériel pour exploiter pleinement ces leurres est un élément primordial. Qui dit un plus gros leurre à lancer, dit forcement un équipement plus solide de A à Z.

A suivre…

Meilleurs vœux pour cette année 2015 et bonne pêche à tous.

Chris

Suspending pike

La pêche du brochet en grand lac de barrage peut vite devenir un vrai cauchemar face à l’immensité du site et à la non activité des poissons. La localisation de ces derniers devient alors primordiale afin d’éviter de pêcher dans le vide.

Vous pouvez utiliser le meilleur leurre du monde dans une piscine vous n’attraperez jamais rien.

Au delà des spots, des infos de pattern etc…je ne me fie véritablement qu’à mon sondeur Lowrance HDS et au Structure Scan. Il y a un phénomène, dont il faut absolument tirer partie si il se présente, c’est le  rassemblement  du poisson fourrage pour former d’immenses bancs, car cela attire généralement les gros prédateurs comme le brochet.

Des signes extérieurs peuvent trahir la présence d’un banc de fourrage, comme l’activité des oiseaux ou une chasse mais la plupart du temps on ne voit rien, car tout se passe bien en dessous de la surface, souvent en pleine eau assez loin du bord.

La localisation la plus facile est la navigation avec le Structure Scan, car elle permet de couvrir rapidement du terrain. Et une fois le banc localisé j affine avec le mode Down Scan, sans oublier de mettre un point GPS afin de revenir sur la zone à un autre moment.

Banc d’ablettes en suspension à environ 3-7 m de profondeur.

On voit nettement un brochet  derrière le banc.

A partir de là, j’utilise 2 techniques pour  pêcher rapidement et efficacement les brochets qui sont en suspension.

1/ Le jigging horizontal dans la colonne d eau avec un Divinator. Je choisis le leurre avec 2 critères principaux, la taille et le coloris car il faut “matcher” au mieux avec le fourrage, les ablettes sont ici de fortes tailles avec 15 cm minimum. Mon choix se porte sur le modèle 55g coloris Blue Chrome ou Herring. La technique consiste à faire un long cast sur la zone avec  le Divinator, le laisser couler en comptant 1 seconde par mètre. Il vaut mieux commencer au début par moins profond que trop, donc environ 5m soit 5 secondes de chute libre. L animation du leurre se fait par traction avec la canne, de ce fait le Divinator décolle très rapidement sur environ 2m, puis laisser tomber pendant 2 secondes et ainsi de suite jusqu’au bateau. La touche intervient quasiment toujours à la descente ou sur un relâché et se traduit par un petit toc sur la ligne.

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Le matériel est vraiment important pour tirer le potentiel de cette technique. Tout d’abord la canne casting, cette dernière  doit pouvoir effectuer des long casts sans forcer mais aussi contrôler le leurre à grande distance et allier puissance et légèreté. La canne  Biwaa Waikhru the Divinator  76XH  a été conçue pour répondre à ces critères, avec en plus une puissance hors du commun et un équilibrage personnalisé au niveau du talon.

Le deuxième élément important est le choix du fil, ici  la tresse  doit être fine de manière à couper l’eau à chaque traction. J’utilise de la tresse 8 brins Maxima Ultragreen de puissance 20 lbs soit 0.22 mm raccordée à 3-4 m de fluorocarbone 25lbs soit 0.44 mm de même marque car la visibilité en lac est assez importante. Ensuite je relie le bas de ligne par un nœud en 8  à un avançon en fluorocarbone  Maxima 80 lbs soit 0.87 mm. Le choix du moulinet se porte sur un ratio élevé avec 7.1 environ de manière à récupérer rapidement la bannière lors des relâchés.

2/ Après avoir utilisé la méthode la plus agressive, je termine de pêcher la zone avec un swimbait fast sinking comme le Swimpike 85g. Ce dernier est sans équivalent car il coule à 1.5 m/s ce qui fait qu’il rentre rapidement en action dans la strike zone. D’ailleurs, le banc de fourrage se trouve parfois à plus de 10 m de profondeur. J’utilise le coloris Northern avec une récupération linéaire assez rapide. Cette combinaison procure notamment de violentes attaques.

Retrouvez toutes les informations sur le matériel grâce à cet article.

http://biwaa-team.fr/materiel-pour-pecher-au-swimbait/

Bonne pêche à tous

Chris

STROUT party

C’est à l’occasion de la recherche d’un nouveau secteur pour sortir le Float-tube que je suis tombé dessus ! Chercher n’a jusque là rien d’extraordinaire car c’est le lot d’un bon nombre de pêcheurs mais là …. ce lieu a dépassé toutes mes attentes !

En rentrant dans l’eau, je constate qu’il n’y a pas de fond, entre 40 et 60 cm à tout casser. Je commence la pêche avec le nouveau coloris de Submission, reçu le matin même. Quelques lancers suffisent pour prendre la première bourre.

C’est pas bien gros, ça ouvre le compteur et ce premier « Northern pike  » prend ses premières traces de chicots.

Après ce premier poisson, et vu les caractéristiques de la zone je sors le STROUT 2.0 en 6.5 pouces. Ce leurre est adapté à ce type de biotope de par son faible poids et sa capacité à pêcher près de la surface. J’opte pour le coloris Fire tiger, l’eau étant très claire et le temps couvert, je me dis que ça peut le faire.

Premier lancer et sanction immédiate…à quelques mètres seulement du premier poisson ! A peine 10 minutes que je pêche et déjà deux poissons. Je continue à avancer tranquillement et à chaque poste ou presque, mon leurre se fait intercepter. C’est assez suréaliste en fait. La taille moyenne n’est pas élevée (autour des 60-65) mais le plaisir est immense. Le jeu consiste à lancer, regarder le leurre sous la surface, (opération facile avec un Fire Tiger), puis disparaitre, d’attendre la lourdeur sur la canne et de ferrer. Ca enchaine à un rythme infernal : THE foot !

Puis, le petit moment de solitude arrive. Au ferrage, ma tresse casse, c’est la 2 ème fois sur un poisson en moins de 15 jours. Cela m’a valu la perte d’un très beau poisson sur la Moselle quelques jours avant. J’enrage. J’ai pourtant enlevé 15 bons mètres de tresse depuis cette mésaventure. A priori insuffisant. Je suis atteint un court instant du syndrome de Gilles de la Tourette.

Forcément à ce moment là, tu te dis que c’est le poisson le plus beau depuis le début ! Je me retourne et j’aperçois ma tresse dans l’eau, immobile. Quelques coups de palmes me permettent de la saisir…ça y est je le tiens. Peu académique mais ça sort :

Deux infos : 1 – C’est coffré ! – 2 : C’est pas le plus gros de la session…what the fu..!

Soulagé de ne pas laisser ce leurre dans la gueule d’un poisson avec 10 mètres de tresse derrière. Un des deux triples est coincé derrière un arc branchial. Avec une bonne pince, de la précision et un poil de patience, le triple ressort par où il est entré.

Cette nouvelle casse de tresse m’indique que je suis tombé sur une mauvaise série. Les anneaux de la canne sont parfaitement lisses et rien à signaler non plus au niveau du guide fil. Demain, je change de fil.

Le montage refait, la série continue. Les poissons rentrent.

Ca chasse de partout. Je suis au beau milieu d’une sorte de curée générale. THE foot (n°2) Inéluctablement, la lumière diminue. Il va falloir rentrer.

Au final, je touche une bonne trentaine de poissons et pour paraphraser un certain MV : « C’était bien »…

La pêche réserve quelques fois dans une saison ce genre de moment de folie prédatrice. Tout est simple et ça rentre. Vivement la prochaine :-)