ARMORED CRAW

Le début de saison commence vite cette année, avec le mois de Mars et ce début d’Avril très ensoleillé, une hausse de la température de l’eau, réveille l’activité des poissons.
Il est temps pour nous de ressortir les leurres (là où c’est possible), et de pouvoir pêcher le Bass avant sa reproduction.
En règle générale, les bass se cachent bien dans les zones encombrées.
C’est donc sous un grand soleil d’avril, que commence ma recherche du bass.

Niveau matériel rien de compliqué, j’utile avec grand bonheur une WAIKHRU The Amplifire 70-MH, un moulinet en ration 7.6 :1 monté en flurocarbon de 0.30mm, cela pour sortir les poissons en force des obstacles.

Niveau leurre, une armored craw, que j’utilise en texan ou sur un montage jika-rig.
Pour les deux techniques, l’animation reste lente près du fond où en faisait sautiller l’armored craw.
Voilà comment réaliser de belles journées de début de saison, avec de très beau poissons à la clé.

 


Montage jika-rig
Extrêmement simple, ce montage est constitué d’un anneau dans lequel viennent se mouvoir librement un hameçon texan et un plomb allongé à émerillon.
L’avantage, c’est grâce à l’anneau, le montage descend droit. Il permet d’insister sur les zones ou de pénétrer une végétation parfois dense.

 

Hameçon ZION 3/0, anneaux brisé taille 3, plomb 3.5gr

Bonne pêche à tous

Damien

Proto venüm tail 6,5 : épisode 02

Il est parfois surprenant, mais tellement plaisant de constater qu’à la pêche tout peut basculer en quelques instants. Cela dit c’est certainement ça qui aiguise nos sens et nous maintient toujours en haleine. Après avoir compris que le pattern du jour consistait à animer le moins possible et poser notre Venüm tail 6,5 au ras du bord, tout en se tenant bien loin en arrière de la berge, tout à commencer à s’emballer. Nous avions enfin trouvé les clés du coffre et deux lancers plus tard ce sont à nouveaux deux jolis poissons qui sont dans mes bras. Nous changeons également de couleur de Venüm tail pour affiner le pattern et voir si c’est le leurre ou la forme qui plait aux poissons.

Mon pote Bo n’est pas en reste, il enchaîne également les prises, c’est le quart d’heure de folie et le moment d’en profiter. Ces moments-là sont rares et peuvent s’éteindre à tout moment.

Bien évidemment, à force d’enchaîner les jolis poissons, nous finirons par tomber sur CELUI que nous venions chercher… notre dépendance à la pêche est devenue si grave que nous ne pouvons nous empêcher de nous mettre en mode « gros poisson » à chaque sortie. Comme si les autres ne comptaient pas, il nous faut toujours plus gros, il nous faut notre dose d’adrénaline pure ! Ce magnifique bass de presque 50 cm sera notre meilleur shoot de la sortie.

Les résultats ont encore une fois dépassés nos espérances, non seulement notre nouveau Venüm tail en grande taille à fait merveille mais en plus c’était vraiment le pattern du jour, tout ce que nous avons essayé d’autre ce jour là ne nous a pas donné de touche… Il fallait du gros Venüm tail et une action planante pour déclencher ces poissons.

Venüm tail 6,5 prototype : épisode 01

En voilà une bonne nouvelle ! Mon amis Bo doit me faire découvrir un nouveau lac de barrage qui abriterait une population de bass de belle taille. L’occasion parfaite pour nous deux de faire entrer en scène de nouveaux produits et de faire des tests de nos prototypes. Cela tombe bien, les protos du Venüm Tail en 6,5 « inches » (environ 16cm) sont dispos, nous les avons designés en suivant les conseils et les besoins de nos compétiteurs. Ils pourraient leur être utiles pour leurs prochaines compétitions Bass. Nous prendrons également avec nous quelques Seven et Strout au cas ou les poissons seraient un peu actifs. Après une petite heure de voiture, nous voici au pied du lac, le paysage est superbe nous ne perdons pas une seconde et entrons dans la pêche.

Bien évidemment ce sont les armes de destruction massive que nous ferons nager en premier, je parle bien évidemment des STROUT et SEVEN qui se sont avérés redoutables sur les bass depuis le début de l’année. Cependant, cette fois-ci, il faut se rendre à l’évidence, les bass ne semblent pas très mobiles, en tout cas peu enclins à suivre et attaquer une proie. Qu’à cela ne tienne nous allons nous concentrer sur le leurre souple.

Il se passe pratiquement une heure sans que nous n’enregistrions le moindre signe de vie, nous ralentissons notre pêche jusqu’à la réduire au strict minimum, une sorte de « do nothing » en weigtless toujours très éprouvant pour le moral jusqu’à ce qu’une tension de mon fil me sorte de ma torpeur ! Enfin un poisson, il n’est pas énorme mais nous donne un premier indice, en plus il nous permet de voir que le Venüm Tail 6,5 à l’air de plaire.

Après ce premier poisson, une nouvelle traversée du désert… encore une heure sans touche, nous passons à côté de quelque chose, nous savons que nous n’avons pas la bonne carburation mais nous ne savons toujours pas pourquoi. En arrivant sur un poste particulièrement prometteur je décide de prendre un peu de recul par rapport à la berge et de lancer plus loin. Cela me permet d’une part d’être plus discret mais aussi de ratisser depuis le large jusqu’au bord et de voir ou pourrait se situer les poissons. En weightless le Venüm Tail 6,5 est assez gros et dense pour pouvoir être lancé à bonne distance, de plus sa densité lui permet de couler tout de même assez rapidement mais avec un impact dans l’eau ultra limité. je pêche désormais totalement en « do nothing », le leurre coule je le laisse se poser au fond de longue secondes puis je ramène de quelques centimètres très lentement. Soudain je sens enfin une touche, une aspiration franche, il n’y a aucun doute c’est un bass. Je retend mon fil tout en laissant le temps au poisson de bien engamer puis je ferre ! c’est au bout et voilà un second poisson mais surtout une confirmation.

La suite je vous la raconterai très bientôt…

Vosges Acte I

C’est avec trois collègues que j’ai remis le pied à l’étrier sur les rivières de première catégorie dans les Vosges sur la haute Moselle.
Comme nous nous y attendions, le niveau est bas et l’eau est très claire.

L’idée que je poursuis est bien évidemment de me faire plaisir en pêchant notamment au vairon histoire de me rappeler mes tous débuts à la truite en Bretagne. Ca fait une éternité que je n’ai plus monté un vairon sur une godille mais c’est comme le vélo…et les souvenirs remontent très rapidement à la surface. Les deux premières heures sont très calmes. Quelques poissons se contentent de suivre sans que je ne parvienne à trouver ce qui pourrait déclencher les attaques. Mes collègues ne font pas mieux en pêchant au toc.

A deux reprises je remonte mon vairon avec de sérieuses traces de dents : je suis rouillé et au fond du seau ! En arrivant sur ce spot, je décroche deux nouveaux poissons en pied de berge toujours au moment où l’épuisette est prête! Ca commence à faire beaucoup. Elles ont du se passer le mot. En lançant un vairon tout neuf sur le radier que vous apercevez sur la gauche de la photo, je vois un magnifique poisson d’un peu moins de 50 cm se placer juste devant le vairon sans le prendre. A chaque tirée, la truite se décale d’autant que le vairon. Elle est juste sublime mais je ne la verrai pas de plus près. Pour ternir encore un peu plus la frustration qui commence à me gagner, je tombe sur ça…

Me voilà bien obligé de prendre Leslie.. bah oui impossible de la Leslie là. C’est finalement dans un sac poubelle qu’elle termine la journée. L’histoire se termine toujours bien finalement ;-)

Je n’avais pas prévu de pêcher au leurre mais c’est pourtant ce qui va se passer n’ayant plus vraiment la foi en ce que j’avais pensé être THE valeur sûre. Je monte un divinator S en 2.5 pouces sur une TP de 3.5 gs, coloris Watermelon red et je l’anime tout doucement sur le fond.http://www.biwaa.com/?page_id=163

Sur ce spot, je vais enfin sortir de l’eau ma première truite de l’année. C’est pas très gros mais c’est bien engamé et ça valide un début de stratégie.

On dirait presque la nouvelle STROUT. J’ai cru un instant prendre un leurre au leurre.

Elles sont dehors et chaque poste ou presque va m’offrir une attaque, un suivi , une décroche ou un poisson. Mes collègues touchent également des poissons corrects au toc.

L’après midi sera plus laborieuse que la matinée sans doute la fatigue^^. Des sensations retrouvées, des conditions météo exceptionnelles. Une seule pantoufle à déplorer. J’ai hâte de revenir en mode sérieux et appliqué…en mode 100% BIWAA.
à très vite pour l’acte II.

Black Carp au leurre

mylopharyngodon piceus… c’est bien le nom de ce drôle de poisson aux caractéristiques hors-normes. La Carpe noire, originaire d’asie et que l’on trouve en Chine dans les lacs et rivières pourrait bien être le rêve à la fois des pêcheurs de carpes mais également des pêcheurs aux leurres. En effet ce charmant petit animal aquatique peut atteindre une taille de 2 mètres pour une centaine de kilos ! Le specimen que j’ai eut la chance de capturer est de taille bien plus modeste…cependant il met en évidence le caractère carnassier de ce poisson et cela devient tout de suite intéressant.

J’avoue que cette prise fût avant tout une surprise ! En effet le swimbait SEVEN 5 utilisé ici était destiné aux black-bass qui sont majoritaires sur ce lac de barrage du sud de la Chine.

La carpe noire porte plutôt bien son nom, sa robe est vraiment teinté de noir et sa tête fait vraiment penser à une carpe.

Quant à la puissance de ce poisson elle est tout simplement bluffante. J’étais équipé d’une canne BIWAA XH montée avec de la tresse de 40 lbs et pourtant ce petit poisson n’a eut aucun mal a me sortir du fil lors de ses nombreux rushs, un excellent crash test pour le SEVEN 2.0 !

Pour preuve, les files rouges et le plomb dans la gueule du poisson ont été arraché à la ligne d’un pêcheur malchanceux. Après avoir enlevé tout cet attirail le poisson a pu repartir sain et sauf et cette fois-ci dans les meilleures conditions…