Suspending pike

La pêche du brochet en grand lac de barrage peut vite devenir un vrai cauchemar face à l’immensité du site et à la non activité des poissons. La localisation de ces derniers devient alors primordiale afin d’éviter de pêcher dans le vide.

Vous pouvez utiliser le meilleur leurre du monde dans une piscine vous n’attraperez jamais rien.

Au delà des spots, des infos de pattern etc…je ne me fie véritablement qu’à mon sondeur Lowrance HDS et au Structure Scan. Il y a un phénomène, dont il faut absolument tirer partie si il se présente, c’est le  rassemblement  du poisson fourrage pour former d’immenses bancs, car cela attire généralement les gros prédateurs comme le brochet.

Des signes extérieurs peuvent trahir la présence d’un banc de fourrage, comme l’activité des oiseaux ou une chasse mais la plupart du temps on ne voit rien, car tout se passe bien en dessous de la surface, souvent en pleine eau assez loin du bord.

La localisation la plus facile est la navigation avec le Structure Scan, car elle permet de couvrir rapidement du terrain. Et une fois le banc localisé j affine avec le mode Down Scan, sans oublier de mettre un point GPS afin de revenir sur la zone à un autre moment.

Banc d’ablettes en suspension à environ 3-7 m de profondeur.

On voit nettement un brochet  derrière le banc.

A partir de là, j’utilise 2 techniques pour  pêcher rapidement et efficacement les brochets qui sont en suspension.

1/ Le jigging horizontal dans la colonne d eau avec un Divinator. Je choisis le leurre avec 2 critères principaux, la taille et le coloris car il faut “matcher” au mieux avec le fourrage, les ablettes sont ici de fortes tailles avec 15 cm minimum. Mon choix se porte sur le modèle 55g coloris Blue Chrome ou Herring. La technique consiste à faire un long cast sur la zone avec  le Divinator, le laisser couler en comptant 1 seconde par mètre. Il vaut mieux commencer au début par moins profond que trop, donc environ 5m soit 5 secondes de chute libre. L animation du leurre se fait par traction avec la canne, de ce fait le Divinator décolle très rapidement sur environ 2m, puis laisser tomber pendant 2 secondes et ainsi de suite jusqu’au bateau. La touche intervient quasiment toujours à la descente ou sur un relâché et se traduit par un petit toc sur la ligne.

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Le matériel est vraiment important pour tirer le potentiel de cette technique. Tout d’abord la canne casting, cette dernière  doit pouvoir effectuer des long casts sans forcer mais aussi contrôler le leurre à grande distance et allier puissance et légèreté. La canne  Biwaa Waikhru the Divinator  76XH  a été conçue pour répondre à ces critères, avec en plus une puissance hors du commun et un équilibrage personnalisé au niveau du talon.

Le deuxième élément important est le choix du fil, ici  la tresse  doit être fine de manière à couper l’eau à chaque traction. J’utilise de la tresse 8 brins Maxima Ultragreen de puissance 20 lbs soit 0.22 mm raccordée à 3-4 m de fluorocarbone 25lbs soit 0.44 mm de même marque car la visibilité en lac est assez importante. Ensuite je relie le bas de ligne par un nœud en 8  à un avançon en fluorocarbone  Maxima 80 lbs soit 0.87 mm. Le choix du moulinet se porte sur un ratio élevé avec 7.1 environ de manière à récupérer rapidement la bannière lors des relâchés.

2/ Après avoir utilisé la méthode la plus agressive, je termine de pêcher la zone avec un swimbait fast sinking comme le Swimpike 85g. Ce dernier est sans équivalent car il coule à 1.5 m/s ce qui fait qu’il rentre rapidement en action dans la strike zone. D’ailleurs, le banc de fourrage se trouve parfois à plus de 10 m de profondeur. J’utilise le coloris Northern avec une récupération linéaire assez rapide. Cette combinaison procure notamment de violentes attaques.

Retrouvez toutes les informations sur le matériel grâce à cet article.

http://biwaa-team.fr/materiel-pour-pecher-au-swimbait/

Bonne pêche à tous

Chris

STROUT party

C’est à l’occasion de la recherche d’un nouveau secteur pour sortir le Float-tube que je suis tombé dessus ! Chercher n’a jusque là rien d’extraordinaire car c’est le lot d’un bon nombre de pêcheurs mais là …. ce lieu a dépassé toutes mes attentes !

En rentrant dans l’eau, je constate qu’il n’y a pas de fond, entre 40 et 60 cm à tout casser. Je commence la pêche avec le nouveau coloris de Submission, reçu le matin même. Quelques lancers suffisent pour prendre la première bourre.

C’est pas bien gros, ça ouvre le compteur et ce premier « Northern pike  » prend ses premières traces de chicots.

Après ce premier poisson, et vu les caractéristiques de la zone je sors le STROUT 2.0 en 6.5 pouces. Ce leurre est adapté à ce type de biotope de par son faible poids et sa capacité à pêcher près de la surface. J’opte pour le coloris Fire tiger, l’eau étant très claire et le temps couvert, je me dis que ça peut le faire.

Premier lancer et sanction immédiate…à quelques mètres seulement du premier poisson ! A peine 10 minutes que je pêche et déjà deux poissons. Je continue à avancer tranquillement et à chaque poste ou presque, mon leurre se fait intercepter. C’est assez suréaliste en fait. La taille moyenne n’est pas élevée (autour des 60-65) mais le plaisir est immense. Le jeu consiste à lancer, regarder le leurre sous la surface, (opération facile avec un Fire Tiger), puis disparaitre, d’attendre la lourdeur sur la canne et de ferrer. Ca enchaine à un rythme infernal : THE foot !

Puis, le petit moment de solitude arrive. Au ferrage, ma tresse casse, c’est la 2 ème fois sur un poisson en moins de 15 jours. Cela m’a valu la perte d’un très beau poisson sur la Moselle quelques jours avant. J’enrage. J’ai pourtant enlevé 15 bons mètres de tresse depuis cette mésaventure. A priori insuffisant. Je suis atteint un court instant du syndrome de Gilles de la Tourette.

Forcément à ce moment là, tu te dis que c’est le poisson le plus beau depuis le début ! Je me retourne et j’aperçois ma tresse dans l’eau, immobile. Quelques coups de palmes me permettent de la saisir…ça y est je le tiens. Peu académique mais ça sort :

Deux infos : 1 – C’est coffré ! – 2 : C’est pas le plus gros de la session…what the fu..!

Soulagé de ne pas laisser ce leurre dans la gueule d’un poisson avec 10 mètres de tresse derrière. Un des deux triples est coincé derrière un arc branchial. Avec une bonne pince, de la précision et un poil de patience, le triple ressort par où il est entré.

Cette nouvelle casse de tresse m’indique que je suis tombé sur une mauvaise série. Les anneaux de la canne sont parfaitement lisses et rien à signaler non plus au niveau du guide fil. Demain, je change de fil.

Le montage refait, la série continue. Les poissons rentrent.

Ca chasse de partout. Je suis au beau milieu d’une sorte de curée générale. THE foot (n°2) Inéluctablement, la lumière diminue. Il va falloir rentrer.

Au final, je touche une bonne trentaine de poissons et pour paraphraser un certain MV : « C’était bien »…

La pêche réserve quelques fois dans une saison ce genre de moment de folie prédatrice. Tout est simple et ça rentre. Vivement la prochaine :-)

 

 

 

 

 

 

Technique: Localiser et pêcher les grands rassemblements de perches.

En cette période de l’année, la température de l’eau s’est considérablement refroidie avec environ 10 à 15 °C sur l’ensemble de nos régions. Cela reste encore acceptable en terme d’activité pour les carnassiers. Les perches notamment se rassemblent pour former des bancs qui peuvent compter plusieurs milliers d’individus. Ces dernières vont se nourrir un maximum jusqu’à l’arrivée des grands froids.
Localiser les bancs est primordial car la plupart des spots sont déserts et toutes les perches semblent concentrées aux même endroits.
En bateau, sur de grandes étendues comme les fleuves ou lacs  je ne me fie qu’ à mon sondeur Lowrance HDS 12” et au structure Scan en balayage latéral et Down Sscan, ce qui me permet de couvrir rapidement du terrain et de ne pas perdre de temps sur des postes vides.
Ici par exemple un petit banc de perches sur le fond:
Mais un gros banc de perches se traduit par cela :
Une fois ce dernier localisé, je passe directement à l’avant du bateau au moteur électrique en mode pêche et je me positionne soit dedans ou alors pas très loin du banc. J’ affine les dernières informations avec ma sonde SpotLightScan,  en mode 2D couplé au Down Scan, située sous la tête du moteur.
Le mode SpotLight permet une vue en 360° ce qui me renseigne à l’instant de la direction du banc car il peut bouger et il faut alors le suivre.
Maintenant parlons pêche, plusieurs techniques sont possibles ; c est d’ailleurs pourquoi j ai toujours plusieurs combo prêts à faire feu sur le pont.  j’ utilise en priorité soit un Divinator S 4” armé d’une tête plombée et/ou le même leurre mais en montage drop shot.
Très souvent le drop shot se révèle la technique fatale car les perches même super agressives attaquent  le leurre avec très peu d’animation voire juste la chute de celui-ci, alors que le même leurre animé sur une jighead sera complètement ignoré. Une fois la bonne technique validée, j’affine en changeant de coloris ou alors de leurre.
Divinator S 4”, Venum Tail 5”, Hypnotik 3.5”
Souvent les perches régurgitent leurs proies et cela donne alors de précieuses informations  sur la taille du fourrage et du coup de la taille du leurre a employer.
Revenons sur le matériel, car c’est un point  important, j‘ utilise une canne spinning de puissance medium, action fast et de puissance 1/2 oz soit 14g, le moulinet est garni de tresse Maxima 8 brins de 10 Lbs ( 0.15mm) raccordé à 3-4 m de fluorocarbone Maxima 8 Lbs ( 0.25 mm). Ensuite en direct sur le fluoro je noue par un nœud palomar un hameçon simple n°2 et je laisse au moins 50-60 cm entre ce dernier et le plomb. Ce détail est important car l’animation se fait suite à une tirée par des relâchés de la bannière, d’où l’importance de la longueur. En fait, moins il y a d’animation et mieux cela est, que ce soit à distance ou alors à l’aplomb du bateau en mode verticale. Le ferrage intervient quand on sent le poids du poisson, pas avant sous peine de ferrage dans le vide suite aux nombreuses touches.
Prendre des perches dans ces conditions relativement fastes n’est certes pas vraiment difficile avec le bon pattern. Le drop shot est une technique qui permet de prendre toute taille de perches y compris des gros sujets. Mais tout l’art  réside dans le fait de faire réagir les plus grosses du banc en trouvant la bonne combinaison, n’est ce pas le but de tout compétiteur ?
Bonne pêche à tous
Chris

Astuce

Le signal œil  sur un leurre est un paramètre important, et qui plus est sur un leurre souple qui est sensé nager au ralenti ou alors à faible vitesse. Parfois au fil des captures, votre leurre perd un œil. Certes rien de grave, mais je vous avoue que je préfère changer de leurre  afin de conserver ce signal. L astuce consiste alors a récupérer des yeux sur vos leurres qui sont en fin de vie.

Ensuite il suffit de coller l’œil avec une goutte de colle cyanolite et votre leurre souple est prêt pour une nouvelle carrière.  Tous les leurres souples Biwaa présentent ce fameux signal œil alors voilà une astuce pour conserver votre Divinator S, Divinator, Zander K ou HypnotiK  100% opérationnel.

Bonne pêche à tous.

Chris

 

 

 

Arrêt sur image : « Le SUBMISSION »

Avec ses 20 cm de longueur, le Submission se destine prioritairement à la traque des gros carnassiers. C’est en eau douce que je l’utilise depuis la réception des premiers prototypes, il y a de ça quelques mois. Designé au sein de la Biwaa Royal Factory, ses mensurations et ses coloris ne laissent pas indifférents.

J’utilise avec succès le coloris Yellow Perch sur les brochets.

Il y a également le Northern pike qui est particulièrement réussi.

Côté poids, trois versions montées sont disponibles pour couvrir les différentes plages d’utilisation auxquelles peuvent être confrontées les pêcheurs. Un 80 grammes, dit Slow sinking, un 90 grammes Sinking et un 105 grammes Fast sinking. J’utilise personnellement les 80 et 90 grammes qui permettent de couvrir mes besoins, sur les biotopes lorrains. Il existe également des versions non montées qu’il est possible de lester et d’armer à notre guise.

Ce brochet de 93 cm s’est laissé tenter par un submission monté sur une tête de 15 grammes, ramené juste sous la surface.

L’armature interne soudée qui est réalisée en acier inox de 1.5 mm de diamètre ainsi que le ressort interne, permettent une très bonne tenue et une excellente résistance du plastique après plusieurs attaques. Ce diamètre diminue également la probabilité de déformation du leurre lors des combats ou au moment de décrocher le poisson. Les nombreux tests que j’ai pu lui infliger, ont démontré une solidité à toute épreuve.  Les triples utilisés sont de bonne facture comme ceux qui équipent toute la gamme Biwaa. Ce sont des triples « long shank » qui améliorent les taux de réussite des ferrages sur ce type de leurre. Là encore, depuis que je l’utilise, je n’ai pas eu la moindre déception.

En action de pêche, ce swimbait se révèle facile à utiliser. Une fois que le paddle est en action, il suffit de récupérer lentement. Le slow sinking a été conçu pour une plage de vitesses de récupération assez précise. Le paddle se déclenche à faible vitesse, et offre un faible rolling et une nage rythmée qui opère des droites gauches impeccables.

Avec l’arrivée de l’automne qui coïncide très souvent avec la capture de jolis spécimens, c’est avec une grande impatience que j’aborde ces phases d’activités des brochets tant attendues par les pêcheurs que nous sommes. Avec l’outil Submission, aucun doute que les futures sorties vont être prometteuses, avec je l’espère quelques jolis poissons à la clé !

A vous de jouer^^